Discussions et DérapagesPosté le 12 juillet 2008 à 23 h 19m 29s |
Ô anus
es-tu à la fraise ?
Ô anus
es-tu fait de marbre ?
Ô anus
as-tu le gout du Sugus ? (bonbon suisse)
quoi qu'il en soit anus pour moi tu es un plus
Posté le 12 juillet 2008 à 23 h 41m 15s |
Quel est la différence entre une pastille Valda et l'anus d'un singe?
Le gout.
Posté le 13 juillet 2008 à 00 h 38m 05s |
Des montagnes d'aimants
font chanter l'eau de métal,
vivre un dieu aux veines de mercure
AAAAAAAAAH!
toi, bouche aux lisses lèvres, ouvre-toi
d'un baiser, décime l'empire du mâle!
sous le smog de cheveux
un sourire on distingue
au milieu des parfums des heures inconnues
la vallée, l'oasis
au milieu des dunes satinées
la quête du plus beau des temples
Posté le 18 juillet 2008 à 14 h 49m 23s |
(colère)
ose le dire encore
vas-y, ça va être hardcore
ose le dire en face pauvre merde
tes gros bras, là, remplacent tes couilles?
saisir ta grosse où tu trempes ta nouille
lui retourner le con comme une vieille chaussette
beauté visqueuse des tripes : elle jouit
et toi, tu cries
capitonnez
allez, capitonnez
le démon est interné
la haine à bout d'haleine
"Mon Dieu, qu'ai-je fait?"
fantasmes gore, hic
fantasmes de mort, bide
cauchemar à bout de souffle
faire du sport loin des porcs
au grand air, vite!
car vos nausées abondent, viles pensées
évaporez-vous, puantes pensées
de haine à bout d'haleine
et disparaîssez à jamais
Posté le 24 juillet 2008 à 23 h 01m 20s |
Des enfants me regardent et sourient
ils rassurent
je ne suis pas le monstre
des pires idées sombres
"la beauté devant moi fasse que je marche"
tellement de larmes n'ont pas tombé
qu'elles soulagent une fois arrivées
deux femmes me sourient
désarmant le royaume des ombres
"la beauté derrière moi fasse que je marche"
je ne suis pas mort
j'arrive à sourire
et dans un grand éclat
j'arriverai à rire
"la beauté autour de moi fasse que je marche"
Posté le 29 août 2008 à 03 h 41m 41s |
[ce n'est certainement pas poétique mais je ne peux me départir de cette mauvaise habitude de poster des textes ici]
MOE part one
Le tournament manager me tape sur l'épaule: "On casse la table, tu vas à la 3, les blinds passent à 200-400". Forte de mes 9000 jetons, je me dirige d'un pas calme vers mon nouveau terrain de chasse aux jetons. Un petit regret néanmoins car je commençais à maîtriser ma table, à comprendre comment mes adversaires jouaient et là, tout repart de zéro avec de nouveaux compagnons de jeu.
Premier motif de stupeur: avec mes 9000 jetons, j'ai le plus petit tapis de la table (alors qu'il équivaut tout de même à six tapis de départ !). Ils ont tous au moins 20000 jetons ! Les autres petits tapis sont regroupés sur les autres tables ! Si je ne gagne pas rapidement des jetons, je serai la joueuse à éliminer sans vergogne de la table tant la cote que j'offrirai sera alléchante.
Deuxième motif de stupeur: je retrouve à ma droite un de ces "Reckless Rick" qui a sorti deux gars avec un Huit et un Six de carreau, trouvant une quinte du Quatre au Huit venue d'ailleurs (un Cinq inoffensif au flop puis le Quatre arrive au turn et le Sept à la river vient frapper la table du sceau de l'horreur), sous le regard médusé de toute la table lors de la première main du tournoi. Le premier sorti avait une paire de Rois, le second une paire de Dames. Tout le monde à tapis avant le flop. Incroyable ! Les gens criaient autour de la table, sa copine était hystérique. Trois heures et quelques changements de table plus tard, il en était arrivé à collecter près de 40000 jetons tandis que j'amassais régulièrement des petits pots suivant mon plan de jeu avant d'en gagner un gros avec un full (le flop Deux-Quatre-Quatre est un régal lorsqu'on a une paire de Deux en main !) face à une quinte (le Cinq à la river a amélioré la main As-Trois en quinte chez mon adversaire). Concernant notre "Reckless Rick", Nikolaï me chuchote qu'il a plus ou moins enchaîné les jeux chanceux et écoeuré ses adversaires en gagnant des coups improbables: "Ecoute, ce mec n'est pas venu pour se coucher ce soir, il est venu pour dire "Tapis" à chaque fois qu'il y a de l'action, ça lui donne une sensation de puissance qui doit le stimuler sexuellement, regarde comme sa copine a l'air excitée. Elle sait que si son Ricky va loin ce soir, elle aura un retour sur investissement plus qu'intéressant au pieu. Punis-le: ne le paye pas, relance si tu sens que tu as un meilleur jeu. Et de temps à autre, fais-lui croire une fois, deux fois, trois fois qu'il peut te faire coucher, qu'il te fait peur, que tu respectes ses relances et envoie-lui ton tapis à la gueule le coup d'après avec une bonne main... Et prie pour que ta main tienne face à la sienne. Les autres, je les connais pas trop. Mais j'ai le sentiment qu'ils laissent Ricky faire son show et préfèrent jouer un poker plus prudent, histoire d'assurer leur place dans les places payées du tournoi. Mais toi avec tes 9000 jetons, tu peux pas te permettre d'attendre les deux heures qui vont suivre sans accumuler de jetons, surtout à une table où il y a tant de jetons à prendre. Attaque ceux qui te sembleront jouer ultra-serrés quand Ricky ne sera pas dans un coup. Profite à fond du fait de parler après Ricky. Bonne chance."
Troisième motif de stupeur: je viens de m'asseoir, Ricky dit: "Tapis" avec l'air du gars qui veut mettre la pression. Tout son corps ne dit que ça: les coudes posés sur la table, les épaules penchées vers l'avant, le regard méchant, la bouche légèrement pincée, genre "je vais te manger avec mon jeu surpuissant" sauf que notre Ricky n'a rien du gars qui te fait pisser dans ton froc, contrairement aux yeux de Nikolaï lors de nos parties d'entraînement. Bon sang, quand ce mec me fixe après avoir déplacé ses jetons, je ressens des trucs à la limite du frisson métaphysique car il sait exactement que ce qu'il vient de faire est le seul truc que je ne voulais pas qu'il fasse, quelles que soient ses cartes et ce, sans chichi puéril, grâce à son excellente lecture du jeu. Là, Ricky dit "Tapis" car il ne sait rien faire d'autre. ("De la différence entre une vache et un requin ou comment soigner sa poker face": ça ferait un bon titre d'article pour le blog de Nikolaï, rubrique poker jokes, avec photo-comparatif entre Ricky et Nikolaï. Donc soumettre l'idée sur le chemin du retour.) Le mec en face de Ricky, hausse les épaules et grimace, genre "je veux faire croire que j'ai le pressentiment que mon jeu est pourri face à la toute-puissance de Ricky". Marrant comme mise en scène: pour masquer leurs émotions, beaucoup de joueurs vont manifester une émotion inverse. Une fois que l'on sait ça, on sait que dans les 30 secondes suivant son petit cinéma, il va envoyer son tapis avec un soupir de vierge effarouchée. Avec une paire de Dames (Vous voyez ! Une main à l'opposé de son "body language" ! Trop facile !). Chez Ricky: un Dix et un Sept de pique (du pur trash !). Et le flop tombe: Six-Huit-Neuf pour la quinte max ! La chance a encore frappé. Le Deux qui tombe au turn vient conclure le coup et une fois de plus, "Reckless Rick" a frappé avec une main sortie de nulle part. Le gars à la paire de Dames part avec une vraie raison de faire la gueule, laissant Ricky empiler 15000 jetons supplémentaires tandis que la copine de Ricky est aux anges et applaudit à tout rompre: "Bien joué, chéri !" (la conne, si elle pouvait seulement comprendre que c'était un coup où Ricky avait plus de 80 % de chances de perdre gros, elle arrêterait de flaquer...)
Quoiqu'il en soit, l'excitation grandit autour de la table car les éliminés des premiers tours, les joueurs de cash game ayant interrompu leur session, les touristes en visite au casino venus assister aux quatre dernières tables du tournoi forment une assistance resserrée autour des tables. Je sens la pression grandir, mes yeux cherchent à croiser ceux de Nikolaï. J'ai besoin de son regard pour trouver l'once de détermination supplémentaire au milieu de cette pression que je n'ai jamais rencontrée autour d'une partie de cartes. Un peu comme quand je cherchais le regard de mes parents dans les salles de concert avant d'en découdre avec mon violoncelle. Ce regard plein de foi et d'exhortation qui canalisait les flux de pensées et émotions contradictoires. Mais je ne trouve pas ce regard et commence à ressentir une fébrilité grandissante. Elle part du ventre et gonfle lentement mais sûrement. Mon souffle se raccourcit, mon pouls s'accélère, mes épaules se contractent, mes tempes voient leur pression augmenter, les questions m'assaillent: "Comment battre un adversaire à la réussite aussi insolente ? Comment mettre en place mon jeu qui consiste à gagner des petits pots en faisant se coucher l'adversaire à la moindre oppurtunité quand cet adversaire ne se couche jamais ? Que Nikolaï va penser de moi si je flanche alors qu'il a pris tout ce temps pour me coacher ?", etc. Nikolaï m'avait prévenu que l'on ressentait une adrénaline particulière en tournoi et j'avais du mal à le croire. Là, je suis en plein dedans et je sais qu'il me faut puiser de la force dans l'eau délicieusement bleue de ses yeux. Mes mains tremblent alors que j'empile mes jetons devant moi, la musique de mon baladeur ne suffit plus à m'isoler dans une sphère d'ambition et de concentration. Je sens que je perds toute contenance et que les autres joueurs ne vont pas tarder à le voir. Alors que la "légende locale" m'a offert son ticket d'entrée, que c'est moi, la joueuse backée par Nikolaï Sikorski (le Kid de Marioupol himself), qui devrait être la plus sereine à ce niveau de la compétition ! Et aucune trace de son regard dans cette foule de plus en plus compacte ! Merde ! Nikolaï, où es-tu en ce moment ?
Je reçois alors mes cartes, le Valet de coeur puis le Valet de pique. Une belle paire. A peine ai-je pris connaissance de mon jeu que Ricky relance à 2000. Je paye 2000 avec mes Jacks et les autres se couchent. Le flop est diabolique: Six-Six-Six avec alternance de couleur noir-rouge-noir. Malgré mon full, je ne me sens pas terriblement confiante. Peur idiote d'être malchanceuse. Et vu le charisme digne d'une moule que j'affiche depuis trois-quatre minutes, Ricky me regarde avec sa bovine poker face et lance un jeton de 5000 sur le tapis. A-t-il le quatrième Six ? Serait-il capable de le jouer de façon aussi directe alors qu'il est peu probable que ma main s'en trouve améliorée ? Ou alors joue-t-il un full supérieur ? (après tout, les "Reckless Rick" ont aussi le droit d'avoir une bonne main de temps en temps et le fait qu'il n'ait pas fait tapis indique qu'il y a peut-être anguille sous roche...) Ou tente-t-il d'exploiter mon manque de confiance apparent ? De toute façon, je ne peux pas me contenter de payer: avec les 7000 jetons qu'il me reste, c'est tapis ou rien... Je me rends brutalement compte que j'ai fait une erreur de débutante (niveau "copine de Ricky") en payant avant le flop. Je me suis mise toute seule face à une décision difficile en n'envoyant pas mon tapis avec une main aussi forte. Et 7000 jetons, si les relances de Ricky se montent à 2000, ce n'est pas suffisant pour garder une quelconque ambition de victoire (le seul objectif de Nikolaï, le Kid de Marioupol et donc de ceux qu'il backe), donc tapis avec la moue de la fille résignée à découvrir son destin ! Payé instantanément par Ricky (avec une cote alléchante de 8 contre 1, quoi de plus normal !) qui retourne l'As de carreau et laisse son autre carte face cachée. Ca fait très "You wanna dance with me,baby ?" et je lui montre juste un de mes Valets, acceptant son avance pleine de défi. Alors très sûr de lui, il me montre un Trois de carreau ! Je ne peux m'empêcher de laisser échapper un de ces petits "Yes !" que lâche Nikolaï à longueur de partie en retournant mon deuxième Valet avant de guetter les deux cartes à venir en me retenant de crier "Pas d'As ! Pas de Six ! Pas d'As ! Pas de Six ! Pas d'As ! Pas de Six ! ...". Un Trois vient donner un full à Ricky sur le turn et c'est avec un profond soulagement que je vois un Huit de trèfle parfaitement inoffensif clore le bal sous les vivats de la foule qui s'est fendue d'un "Ohhh !" à chaque carte révélée par Ricky et moi. 18600 jetons: je reviens dans la course !
C'est là qu'un "Constance !" abrupt et reconnaissable entre mille vient me percuter le dos. Je me retourne avec l'intention de sourire à son auteur mais à peine esquissé, mon sourire se renferme: son regard est acéré comme celui de papa lorsqu'étant gamine, je lui désobéissais. Le Kid de Marioupol a vu que j'ai fait une erreur et le fait que j'ai gagné le coup ne m'absout pas. Je hoche la tête comme pour m'excuser et dire "Je ne recommencerai plus, c'est promis !" avec cette grimace typique que font les enfants bien intentionnés lorsqu'ils sont réprimandés à juste titre. Mais à l'intérieur, je sens que ma disposition d'esprit a changé: ce regard m'a gonflé à bloc. (Une fois de plus, remarquons qu'un body language tente de masquer une émotion. Ai-je un jeu à cacher au Kid ? Interprétera-t-il cette moue enfantine avec une grille de lecture "Si tu es faible, aie l'air fort. Si tu es fort, aie l'air faible." ?)
Ce genre de questions peut attendre: c'est une Constance droite et déterminée, traits et épaules se détendant petit à petit, tempes sortant de l'étau, abdomen dictant désormais une respiration ample qui se retourne vers ses adversaires et empile ses nouveaux jetons en secouant la tête au rythme de la ligne de basse du "What does your soul look like (part 4) ?" de DJ Shadow. La musique que j'écoute m'étreint de nouveau et je suis désormais prête à jouer la partition que Nikolaï m'a conseillé de jouer à cette table. Ricky, I am home !
Posté le 22 septembre 2008 à 20 h 00m 12s |
Septembre semble par moment inhabituellement froid, par ici. C'est comme si l'hiver tentait de happer l'arrière saison et porterait à croire à un début d'attentat de la banquise agonisante, très loin, au nord. Quelquefois, un air presque glacial souffle sous votre menton, comme si une lame menaçante passait son tranchant non loin de la jugulaire de la bêtise humaine.
Posté le 22 septembre 2008 à 20 h 06m 48s |
C'est quand même un topic admirable à la base.
Posté le 22 septembre 2008 à 20 h 57m 42s |
Allô la base
allô la base
criiiic couiiiiic!
cric crac croc
paf la termite
cocotte en fonte
des glaces galactiques
Ulyyyyyyysse!
31 juillet
31 âoût
mais trente reznor
et dans l'armoire
et dans le noir
i want to slip
au revoir
Posté le 26 septembre 2008 à 01 h 54m 17s |
.
Posté le 26 septembre 2008 à 08 h 59m 37s |
Allez, à moi...
"Je suis autophage
Je ronge – Mes cartilages
Je suce – Ma peau
Jusqu'à en découvrir les os
Je bois – Mon sang
Mes sécrétions – Intimes
Le mucus – De mon anus."
Posté le 26 septembre 2008 à 10 h 53m 47s |
UltraVomit
Gronibard
Posté le 26 septembre 2008 à 11 h 13m 07s |
C'est sympa Polar, les références sont élogieuses
mais non, c'est de moi...
Posté le 26 septembre 2008 à 11 h 16m 22s |
Bah c'est quand que tu montes ton groupe de grind
?
Posté le 26 septembre 2008 à 13 h 08m 32s |
J'adorerais mais les quelques zicos que je connaissais ont tous tourné casaques et se sont orientés vers des trucs jazzy, plus à la cool et intello... Merde, mon projet "Emotion Fécale" est condamné à ne jamais voir le jour... enfin, c'est peut-être pas une si mauvaise chose !
Enfin, ils me reste mes poésie merdeuses et mon Garage Band !
Lolipop
Francislalanne
Jacky Chiles
Foreth
Vamos
SUPERCOINCOIN
Pitchitchi
Cosmicjim
